Savez-vous quels trésors sont en vous ?

Je donne régulièrement des cours. J’anime des ateliers aussi. Et je démarre généralement en demandant quelle image les personnes que j’ai en face de moi ont-elles de l’allaitement. Quelle expérience elles en ont. Je me souviens d’une fois où une étudiante clame qu’elle n’a pas pu allaiter car elle n’avait pas de lait.
Plus tard dans le cours, j’explique que l’insuffisance réelle de lait est très rare. La jeune femme rétorque que cela lui est arrivé, toujours sur le ton de l’énervement.

Il n’était évidemment pas question de refaire l’histoire. Je sens combien cette jeune femme se sent désolée de ce projet contrarié. Elle m’a cependant amenée à m’interroger. M’était-il arrivé de rencontrer des mères qui n’ont absolument pas de lait ? La réponse est non.

On me sollicite pour un certain nombre de questions souvent complexes. Les douleurs sont un motif très courant d’appel suivi de près par la crainte ou la perception de manquer de lait.
J’analyse la situation, je prends une « photographie  » détaillée de l’histoire de la personne. J’observe la conduite de son allaitement.
Et je propose dans tous les cas de figure un plan sur mesure. Certains traits sont communs évidemment.
Un certain nombre de suggestions spécifiques couronnent le tout.

Et je ne crois pas avoir été confrontée à une absence totale avérée de lait.
Certaines mères ont eu peu de lait. C’est triste mais c’est la réalité. Et nous travaillons sur des moyens de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là. Nous essayons de relancer la lactation, d’augmenter le volume de lait disponible lorsque c’est possible.
Et quand elles ont fait le choix de prendre leur projet en main, toutes les admirables mères que j’ai croisé ont pu se flatter d’avoir su augmenter leur production de lait. Oui toutes ! Nous n’avons parfois pas atteint la quantité idéale qui mène à l’allaitement exclusif. Nous avons revu le projet ensemble en valorisant chaque progrès.
Et il n’est pas question de faire un concours.
Ce qui m’importe c’est le plaisir, la fierté même de se dire qu’il n’y a pas de fatalité. L’envie de comprendre et parfois aussi de se dépasser.
Ces sentiments sont liés à l’amour profond que vous portez à votre enfant, à vous-même.
C’est pourquoi je l’affirme : vous ne savez pas les trésors qui sont en vous.
Laissez-moi vous permettre de les dévoiler.
Défions ensemble les a priori négatifs, la fatalité, la culpabilité qui n’est jamais loin.
Misons sur votre réussite !